De L'amalgame parental à la Mosaïque Parentale

Ce concept est l’un des tout premier outils psychologique qui a émergé de mon travail de recherche. L’approche générale part du principe qu’aucune situation n’est problématique en elle-même mais que c’est plutôt un manque de préparation de la personne qui la vit, qui peut entraîner un état de mal être. Dans des situations perçues comme négatives, l’objectif va consister à trouver la bonne perspective permettant de voir cette situation sous un nouveau jour afin qu’elle devienne utile et aidante dans l’évolution de la personne. Cela peut représenter, en fonction des situations, un véritable challenge pour l’intelligence.

 

La mosaïque parentale s’inscrit dans cette perspective, en soulignant un aspect fondamental: la notion de « parent ». Ce concept propose un regard nouveau sur les mémoires négatives du passé, en soulignant comme problématique, non pas le drame lui-même, mais plutôt le manque de stratégies face à un contexte particulier, que ce drame ou ces drames révèlent. L’objectif ne sera donc plus, avec cette vision, d’enlever la mémoire négative du passé mais de chercher la stratégie manquante qui peut résoudre le problème. Pour cela, il va s’agir de trouver le support permettant l’acquisition de cette nouvelle stratégie: « le parent adapté ».

 

Trouver le parent dont nous avons besoin, c’est pouvoir apprendre à appréhender une situation encore problématique jusque là!

 

L’impact majeur des parents dans le développement d’un être est une idée communément admise dans le monde psychologique. Une phrase classique répétée est que: « Tout se joue avant l’age de 6 ans. « Certains chercheurs vont jusqu’à dire que les 27 mois qui entourent la naissance, sont les plus déterminants dans la construction psychologique de l’individu.

Ceci étant dit, bien qu’il soit clair que ce que les parents impriment à l’enfant soit puissamment constructeur pour lui, est-il possible que ce que les parents ne sont pas à même de lui donner, puisse être aussi important à considérer?

 

Il est essentiel de comprendre qu’un être humain a des besoins que ses parents biologiques ou nourriciers ne pourront pleinement combler. Nous avons tous des structures différentes, et ce qui convient à l’un ne convient pas nécessairement à l’autre. Néanmoins, faisant de leur mieux le plus souvent, il va se créer spécialement dans l’enfance un conflit entre ce qu’il reçoit réellement et ce que ses parents croient ou aimeraient lui donner. C’est l’amalgame parental; le fait de projeter l’ensemble de ses besoins, physiques, émotionnels, intellectuels, spirituels sur ses parents biologiques ou nourriciers. La mosaïque parentale est une réponse à ce comportement subconscient limitant. 

 

Il est humainement bien difficile d’admettre, lorsque l’on fait tout ce que l’on peut pour son enfant, que ce ne puisse être suffisant!

 

Il ne s’agit pas ici de faire un procès aux parents mais plutôt de souligner une réalité qui représente pour beaucoup un véritable tabou. Comment pourrait-il être acceptable de se plaindre envers ceux qui ce sont sacrifiés pour nous? Ne serait-ce pas là un manque de gratitude et de reconnaissance envers eux?

C’est ce tiraillement intérieur conscient ou inconscient, qui amène l’individu à accepter comme normal et suffisant ce qui lui est donné et à éteindre peu à peu cette perception de manque, une perception qui avait pour rôle de le pousser à trouver de nouvelles ressources afin de s’accomplir pleinement grâce à elles.

 

Nous pourrions donner l’exemple du bébé qui pleure tant et aussi longtemps qu’il n’a pas reçu ce dont il a besoin. Il ne suffira pas que ses parents se contentent d’essayer de répondre à ses besoins, il devront y réussir pour que le bébé se calme. Plus tard ces besoins vont se manifester sur d’autres plans et c’est là que l’attitude des parents peut arriver à minimiser ces besoins jusqu’à les faire disparaître dans la conscience de l’enfant. À l’adolescence, c’est souvent la dernière chance d’exprimer, souvent bien maladroitement d’ailleurs, ce que l’on ressent, ce que l’on voudrait, ses élans, ses rêves. Puis, avec les charges de la vie adulte, ces besoins plus subtils s’effacent et sont oubliés devant les poids de la vie réelle en apparence…

 

Plus tard, après parfois un burn out ou une dépression, une séparation ou une maladie, ces besoins fondamentaux peuvent refaire surface à la conscience.

Pourquoi attendre d’en arriver là? Retrouvons au plus tôt nos besoins oubliés, en réajustant nos rapports avec ceux qui ont été pour nous des repères vitaux et qui ont pu nous laisser penser, inconsciemment bien sûr, que ce que nous recevions était suffisant! Elançons-nous ensuite vers ceux qui peuvent et répondre déjà à nos besoins afin de nous manifester pleinement tel que nous sommes!

 

N’avons nous pas besoin d’un village pour révéler notre totale dimension?!

 

Ce concept s’articule sur trois points:

  • L’importance de l’empreinte parentale

  • Le mécanisme de développement par imitation

  • Les différentes dimensions de l’être humain

 

 

Exercice à faire: Construisez votre arbre parental mosaïque dans lequel se trouve:

-les parents biologiques et leurs lignées, soutien de votre incarnation

-les parents nourriciers ou sensoriels, soutien du développement de votre corps et de votre sensibilité

-les parents émotionnels ou vocationnels, soutien de votre structure émotionnelle et de votre élan socio-professionnel

-les parents intellectuels ou philosophiques soutien de votre modèle de réflexion et de votre compréhension du monde, des êtres autour de vous et de vous même.

-les parents spirituels, soutien de votre connexion spirituelle consciente

 

note: Des personnes dans votre vie peuvent jouer des rôles parentaux multiples, c’est tout à fait normal! par exemple, la plupart des parents biologiques sont aussi les parents nourriciers.

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