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Royauté et démocratisation



La société d’aujourd’hui amène l’ensemble de l’humanité dans un modèle idéologique social sans hiérarchie en terme de biens de consommation et de conditions de vie.

C’est une grande avancée que nous considérons comme tout à fait naturelle, comme allant de soi, alors que cela est totalement révolutionnaire par rapport à l’histoire humaine.


Il est très interessant pour les occidentaux de se questionner sur la raison qui a permit une telle évolution idéologique.


C’est le message du Christ qui professait il y a 2000 ans, l’égalité et la fraternité entre les humains, en bouleversant le système de caste de la culture juive. Nous l’avons pour la plupart oublié et pourtant nous sommes si fiers de ces valeurs, définissant notre conscience d’être humain.


Cependant, cette destruction de la hiérarchie par l’argent veut-elle dire l’abolition de la hiérarchie sociale?


Jamais! Le Christ comme tous les Maîtres de sagesse n’ont pas aboli la hiérarchie mais les formes hiérarchiques non supportantes pour l’évolution humaine.


La hiérarchie est intrinsèque au fonctionnement systémique des groupes humains. Il y a toujours une répartition des rôles, des fonctions, des richesses, du niveau de conscience. Il a toujours un phénomène de différentiation porteur d’enrichissement de l’organisme collectif. Nous ne serons jamais tous les mêmes.


Par contre cette différence ne se ressentira plus a l’avenir comme un jugement de valeur dévalorisant mais participera de la richesse sociale et de la possibilité de développement individuel dans un sentiment d’amour et de bienveillance général, comme dans une grande famille.


Maintenant la question qui nous concerne; où va se manifester la hiérarchie si elle ne se manifeste plus dans le contraste financier ou intellectuel entre les riches et les pauvres?


Là où elle s’est en fait toujours manifestée, au niveau de la moralité, de la maîtrise de soi, malgré les bouleversantes remises en question amené par le Christ en rapport à l’accessibilité spirituelle.


En effet, l’accès spirituel était réservé aux prêtres et ils gardaient sur le peuple un contrôle abusif, préservant avant tout leurs intérêts. Le Christ est venu établir un modèle plus juste et plus démocratique sans pour autant renier la valeur de la prêtrise dans l’accompagnement spirituel. C’est un sujet complexe et délicat car on peut en souligner de nombreuses facettes.


Mon but ici était surtout de dire que le Christ, personnage central de notre civilisation judéo-chrétienne, tout en continuant dans la ligne éternelle de valorisation de la vertu comme référentiel hiérarchique, a aussi remis en question un ancien modèle hiérarchique trop rigide afin de le rajeunir mais pas de le détruire. Marc 2:27 “Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat” souligne bien son idée du rapport juste entre la loi et l’amour.


Depuis toujours, le véritable critère de supériorité est la maîtrise de soi et la manifestation des qualités du cœur. C’est l’origine de la noblesse sur laquelle se base la royauté. Les rois étaient choisis à l’origine pour leurs qualités morales. On peut prendre seulement pour exemple dans notre culture judéo-chrétienne, le premier roi juif, Saul et le retrait de l’onction divine à cause de ses transgressions morales , donnant au jeune David, cette onction par le dernier juge et sacrificateur, Samuel.


Si les conditions vies deviennent meilleures et que les humains ont tous accès à leurs besoins de subsistance, à l’éducation et à l’accès au travail, une nouvelle hiérarchie sociale va devenir de plus en plus évidente: la moralité.


C’est sur elle que sera construit la nouvelle société; avec une nouvelle structure d’enseignement et de gouvernement social. Je dis nouveau par rapport à ce que nous connaissons mais non par rapport à ce qui a toujours existé dans les sociétés florissantes de l’antiquité, que ce soit la Grèce, l’Égypte, la Perse, la Chine ou l’Inde ancienne sans remonter plus loin.


Il y a dans mon explication un mélange entre religion, histoire, psychologie, sociologie et philosophie. Cela pourrait-il en être autrement? Comment approcher ses questions existentielles du fonctionnement social sans se servir dès sciences humaines. Devrions nous demander à un scientifique son avis sur la question? Bien sûr que non, chacun son domaine...


Un dernier point. On va trouver dans la société une opposition entre les royalistes et les démocrates, entre les patriotes et les mondialistes. Cette opposition apparente, si elle est mieux comprise, se résout naturellement en voyant et en reconnaissant la valeur sacrée des deux côtés.


Les royalistes représentent l’ordre, la verticalité, la hiérarchie, la noblesse alors que les démocrates représentent la bonté, l’horizontalité, la fraternité. Quand les mouvements humains sont compris de cette façon, ils ne s’opposent plus mais s’enrichissent pour former l’unité. Voilà la vision unifiante de l’amour qui réconcilie les contraires.


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