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Culture: Culte de la lumière, de l’origine



Saviez vous que Ur veut dire lumière ou origine en hébreu ou chaldéen?


Ce jeu de mot avec culture nous ouvre à découvrir la profondeur de la culture dans la vie humaine.

Nous sommes des êtres sociaux et nous avons besoin de l’aide de la communauté humaine qui nous entoure pour intégrer les moments de haute intensité que ce soit des moments d’intense bonheur comme les mariages, les naissances, les célébrations d’accomplissements ou les moments d’intenses souffrances émotionnelles comme les départs dans l’autre monde, les destructions, les échecs, les séparations.


Depuis l’aube des temps, les communautés humaines ont instituées des rituels; expériences collectives organisées, moyens de vivre et d’accompagner ses moments spéciaux de la vie afin de les intégrer de façon constructive pour être des membres heureux et contributeurs de la société à laquelle ils appartiennent.

L’ensemble de ces rituels, de ces codes sociaux et comportementaux constituent la culture.


Ces grands moments de la vie, heureux ou soufrants ne peuvent seulement se rationaliser, ils doivent se vivre. Il y a en eux une dimension mystérieuse et secrète qui nous relie à la dimension la plus sacrée et précieuse de nos mêmes. C’est l’espace de l’expérience humaine où nous sommes en face d’une réalité qui nous dépassent, que nous ne pouvons saisir avec des microscopes et des éprouvettes. C’est l’irrationnel de la vie. Cela pourra t’il changer? Je ne crois pas.


Dans tous les peuples, certains membres se sentent appelés à œuvrer dans ce domaine de l’irrationnel, dans l’accompagnement individuel et collectif de ces moments sacrés de l’être. On les appellent chaman, homme ou femme Medecine, gardien des connaissances, dans les cultures des peuples premiers, autochtones puis avec l’apparition de cultures moins centrées sur le lien avec la nature, ils ont pris d’autres noms, brahmanes, sadhus, rabbins, prêtres, pasteurs, califes, lamas, et dans un autre registre psychologue, thérapeute, guide ou maître spirituel.


Ne nous y trompons pas, il s’agit ici d’une fonction humaine nécessaire. Sans elle, notre capacité d’intégrer l’intensité des évènements forts de notre vie est profondément réduite. Il s’en suis nécessairement ensuite une tension psychique non gérée qui va se manifester par des troubles émotionnels, psychiques, comportementaux ou physiques avec des maladies.


Certains voudront peut être souligner les dérives de ces positions de pouvoir sur les êtres, mais qu’en est-il des politiciens, des financiers, des médecins, des médias etc.?


Les dérives se trouvent dans la nature humaine, dans cette partie de nous, qui pour notre survie ne pense qu’à notre propre réalité et à nos intérêts. Nous devons nous en occuper, cela est évident mais ne nous laissons pas obnubiler par les dérives et restons centrés sur les besoins.


Il est bien certain aussi qu’aujourd’hui, une conversation ouverte, centrée sur la bienveillance, le respect, le dialogue devrait être engagée sur la notion de rituel, dans ce nouveau millénaire. Comment créer une plateforme de dialogue sur ce sujet si central dans l’expérience humaine?


Les différentes cultures, traditions, religions peuvent nous y aider, ainsi que les sciences humaines même les sciences pures pourquoi pas, dans la mesure où le but est de chercher le point commun, le point qui rassemble, qui unifie et qui permet à chacun de se sentir respecté et intégré dans qui il est.

Utopique et impossible ça l’est, obligatoire de s’y engager, ça l’est aussi!


Nous n’avons parlé ici que de la composante rituelle de la culture. Il y a aussi la moralité comportementale qui ne doit pas être oubliée, et Dieu sait combien nous avons besoin de parler de cette moralité qui semble si loin de notre vocabulaire et de nos attentes envers ceux qui nous dirigent et pourtant...!


Quelqu’un me disait il y a quelques jours: “ne devons nous pas être moral et vertueux pour reconnaître quelqu’un qui l’est aussi?” C’était une sorte d’argument contre la faisabilité de l’idée qu’il fallait que nous désirions des êtres moraux et vertueux pour diriger les états comme critère premier.


En fait, ce n’est pas le cas. Ce qui est nécessaire par contre, c’est un certain niveau de compréhension de son intérêt. Même si la personne n’est pas particulièrement morale et vertueuse, elle peut comprendre que pour continuer à être libre de vivre comme elle le souhaite tout en profitant des avantages d’une société centrée sur le bien commun, il est essentiel que les êtres qui la dirigent soient bienveillants et vertueux car autrement, c’est la loi de la jungle et seuls les plus forts (et qui le restent) survivent. Les autres, c’est à dire la plupart en souffrent nécessairement.


Nul besoin d’être un expert en statistiques pour évaluer les probabilités de mieux être dans un système ou un autre. Cela paraît effectivement contre intuitif mais même les êtres moins moraux et vertueux que les autres ont intérêt à ce que les dirigeants soient eux moraux et vertueux.


Un exemple plus proche de nous peut être serait que même si le jeune enfant ne veut pas écouter ses parents, il sera toujours mieux traité par des parents aimants et remplis de sagesse.


En conclusion, il y a dans la culture des éléments fondamentaux pour la vie humaine. Que nous voulions la faire évoluer c’est une bonne chose mais pas la détruire. Que nous puissions travailler à faire germer les graines de la nouvelle culture de l’avenir, remplie de beauté, d’inspiration et d’une conscience profonde du sacré de la vie.

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